L’anti-chronique : «La Tragédie de Sault-au-Cochon»

 

Contrairement aux habituelles chroniques, racontant une petite histoire d’icitte, celle-ci tient son existence au fait qu’elle ne s’est pas déroulée chez-nous. Particulier n’est-ce pas?

Fake news de la Haute-Côte-Nord?
Quand on débarque chez-moi en me racontant que ma radio vient d’affirmer, par la bouche de son jeune animateur, que la «tragédie de Sault-au-Cochon», s’est déroulée à Forestville, vous imaginez mon indignation. N’écoutant que mon insolence, j’ai menacé la directrice de la radio de la poursuivre pour diffamation historique, d’attaque à la réputation de notre espace aérien… sans parler de la solide entorse à notre amitié.
Vive, comme à son habitude, elle vola, avec raison, à la défense du passionné animateur, en me dévoilant sa source : Le journal Le Soleil ! Désespoir!

Copie d’écran d’où provient la «Fake news». Permalien vers l’article, qui affiche maintenant l’information juste.

Je leur ai écrit, n’ayez crainte! Le pire dans cette histoire de fausse histoire? Les éphémérides du journal Le Soleil proviennent de La Presse canadienne. «À qui peut-on se fier maintenant?» De questionner, avec raison,  Madame Radio !

«La Tragédie de Sault-au-Cochon»
À multiples reprises ces dernières années, sur Facebook, j’ai mentionné que la tragédie de Sault-au-Cochon n’avait rien à voir avec nous. On a déjà assez de faits historiques à traiter sans en emprunter aux voisins.
Non, on ne parle pas de Forestville mais bien d’un lieu situé près du Cap Tourmente, à 65 km à l’est de Québec. En fait, le lieu de l’explosion n’avait pas autant de «cochons» que notre rivière locale qui s’écrit au pluriel et sans trait d’union : «Sault aux Cochons».

Sault-au-Cochon, près du Cap Tourmente, à 275 kilomètres à l’Ouest de la rivière Sault aux Cochons, à l’entrée de Forestville sur la Côte-Nord. Source  : Google Map.

Sault-au-Cochon est un territoire non organisé faisant partie de la municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré dans la région administrative de la Capitale-Nationale. Le nom tire son origine de la présence de marsouins ou de bélugas qu’on appelait autrefois cochons de mer.

 

La vraie histoire
Non, je ne vous raconterai pas la vraie histoire! Vous lisez une «anti-chronique»!
Sérieusement, ce n’est pas nécessaire, des gens compétents vous raconteront cette histoire, surtout qu’on a souligné les 70 ans de l’événement en septembre 2019. Auparavant, je m’en voudrais de ne pas partager la Une du journal Le Soleil du 10 septembre 1949, question de rétablir leur réputation.

Une du journal Le Soleil au lendemain de la tragédie.

Voici les deux liens les plus intéressants :


Digne d’un roman
«Embauché par le magazine Time pour suivre l’affaire, l’écrivain Roger Lemelin y trouva la trame de l’un de ses romans. Le crime d’Ovide Plouffe est librement inspiré de l’affaire. Le romancier avait été le voisin d’Albert Guay, qu’il décrivait comme un homme d’une grande politesse, toujours tiré à quatre épingles. Après un accident, Roger Lemelin avait même croisé le chemin de Généreux Ruest à l’hôpital : un horloger qui parlait peu et sec, handicapé par une tuberculose de la hanche, et qui réparait à coeur de jour les montres sales que lui apportait sa soeur. Le crime d’Ovide Plouffe fut adapté au cinéma par Denys Arcand en 1984.» (Source : Ça ne date pas d’hier sur Ici Radio-Canada.)

Lire le livre?
Une réédition de 2008 semble toujours disponible. Permalien pour le livre Le Crime d’Ovide Plouffe.

Il existe plusieurs éditions de ce livre de Roger Lemelin.

«Y’a pas de place, nulle part, pour les Ovide Plouffe du monde entier!»
Plusieurs d’entre vous eurent la puce à l’oreille en écoutant le film «Le crime d’Ovide Plouffe». La rapidité de l’explosion confirme que l’avion ne pouvait être au-dessus de la rivière forestvilloise. Impossible!
Ce superbe film, datant de 1984, est disponible, en version numérique, sur la plateforme Éléphant : mémoire du cinéma québécois. Permalien pour le film Le Crime d’Ovide Plouffe.

Scène du film « Le crime d’Ovide Plouffe ». Gabriel Arcand dans le rôle d’Ovide Plouffe et Anne Létourneau  incarnant Rita Toulouse. (Source : Imdb)

***
Je crois que je vais renouveler l’expérience.
J’ai beaucoup aimé ne pas écrire cette chronique!

Sérieusement, une nouvelle catégorie est née :
«Démyther» l’histoire!


 

Vous êtes toujours là?
Sault aux Cochons a bien eu sa tragédie aérienne mais c’est une autre histoire, encore une fois!

 

 



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1 commentaire sur “L’anti-chronique : «La Tragédie de Sault-au-Cochon»

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